Pl@ntNet a pour objectif d’offrir dans la poche de chaque personne un accès rapide, simple et collaboratif à la botanique. Cette mission de démocratisation et de production de la connaissance avec notre communauté nous permet de nous investir dans d’ambitieux projets de recherche dont la finalité est de continuer à développer les capacités et les fonctionnalités de Pl@ntNet.
Nous vous avions parlé de GeoPl@ntNet, la plateforme cartographique qui permet de prédire les plantes et les habitats en Europe continentale, ainsi que de la fonction Pl@ntNet Plots qui permet d’identifier plusieurs plantes sur une même photo. Mais savez-vous que depuis février 2026, une nouvelle fonctionnalité est disponible pour Pl@ntNet ? La fonctionnalité « Maladies et Ravageurs ».
Développée dans le cadre du projet Pl@ntAgroEco, « Maladies et Ravageurs » est une fonction pensée avant tout comme une réponse au besoin des agriculteurs et de tous les corps de métier de l’agriculture : cultivateurs, agriculteurs, techniciens, phytopathologistes ou encore ingénieurs agronomes. À l’instar de l’identification classique de Pl@ntNet, la fonction « Maladies et Ravageurs » permet, à partir d’une simple photo des symptômes, d’identifier la maladie ou le ravageur qui touche la plante.
Cette avancée est le résultat d’un travail collaboratif entre Pl@ntNet et plusieurs unités de recherche françaises et étrangères. Pl@ntAgroEco est un projet du PEPR AgroEcoNum (France 2030). Cette collaboration inclut également Tela Botanica, acteur clef de la sphère botanique française. Par ailleurs, Pl@ntAgroEco compte aussi des partenaires étrangers comme l’Université de Swinburne, très active dans le développement de cette évolution sur les maladies et les dégâts des ravageurs.
L’application est aujourd’hui ouverte au grand public et propose déjà 395 maladies et dégâts de ravageurs illustrés, offrant ainsi une base de connaissances riche pour accompagner les utilisateurs, qu’ils soient experts ou amateurs, dans l’identification des pathologies des plantes. Cette base s’appuie notamment sur un jeu de données de grande ampleur, constitué et standardisé dans le cadre des travaux de recherche menés au sein de Pl@ntAgroEco. À ce jour, un peu plus d’une centaine d’espèces végétales sont couvertes. Pour commencer, nous avons fait le choix de nous concentrer en priorité sur les cultures clefs du territoire français et sur des espèces pour lesquelles nous avions accès à des données de qualité grâce à nos partenaires. Certaines cultures sont ainsi déjà particulièrement bien couvertes. C’est notamment le cas du colza, du café ou de la vigne par exemple.

Mais pour continuer à améliorer les performances de cette nouvelle fonctionnalité, élargir cette couverture et permettre au modèle de reconnaître toujours plus précisément les différentes pathologies à partir de leurs symptômes, nous avons besoin de poursuivre la collecte de données de qualité. En effet, pour un modèle d’IA comme le nôtre, la quantité et la diversité des données disponibles sont essentielles. Plus il est entraîné sur un grand nombre de données, mais aussi sur des cas et des contextes différents, plus nous pouvons espérer des identifications de maladies et de dégâts de ravageurs fiables et robustes.
Nous sommes donc à la recherche de phytopathologistes, de spécialistes de maladies ou de ravageurs spécifiques, ainsi que d’experts du monde végétal, afin de participer à l’enrichissement de cette base de données ! Leur expertise est essentielle pour disposer d’images de plantes malades ou infestées, pour identifier plus précisément les symptômes observés et annoter correctement les maladies ou ravageurs correspondants. En effet, plus le modèle dispose de données fiables, diversifiées et correctement identifiées, plus celui-ci permet d’affiner les connaissances et d’améliorer les performances obtenues, notamment face à des symptômes ou des pathologies pour lesquels nous n’avons pas encore suffisamment de données. Le manque de données visuelles de qualité constitue aujourd’hui l’une des principales limites au développement de cette fonctionnalité. La contribution des experts joue donc un rôle central dans l’amélioration de la fonctionnalité et des performances, mais aussi dans l’élargissement progressif du nombre d’espèces et de pathologies qu’il sera possible de reconnaître. À terme, l’objectif est ainsi de pouvoir proposer une couverture toujours plus large et un outil plus pertinent pour les professionnels comme pour les amateurs.
Ces données expertes constituent une ressource indispensable pour entraîner et améliorer progressivement ces travaux. Il s’agit, en somme, du même principe participatif qui est depuis toujours au centre de Pl@ntNet : les utilisateurs sont la clef de voûte de la plateforme.
Si vous souhaitez participer à cette démarche et contribuer avec nous à l’amélioration des résultats, contactez-nous à l’adresse suivante pour recevoir le protocole détaillant les différentes étapes pour participer à ce travail collaboratif: contact@plantnet-project.org

